Après la détection de cas suspects d’hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius, les autorités sanitaires ont mis en place une série d’évacuations médicalisées depuis le Cap-Vert et Tenerife. Le bateau, parti d’Ushuaïa en Argentine pour une expédition dans l’Atlantique Sud, est désormais en route vers les îles Canaries, où son arrivée est prévue lundi.
Trois décès ont été recensés et plusieurs passagers ont déjà été transférés vers l’Europe à bord de vols sanitaires. Au total, huit cas ont été signalés, dont cinq confirmés liés à l’hantavirus et trois suspects. Les personnes malades ou considérées comme cas contacts font l’objet d’un suivi renforcé dans un dispositif coordonné entre l’OMS et plusieurs États européens.
Les autorités espagnoles ont précisé que le navire ne devrait pas accoster directement au port de Tenerife. Les passagers seront transférés au large vers des embarcations médicalisées avant d’être pris en charge par des avions sanitaires.
Hantavirus : une coordination internationale face au risque lié au virus Andes
L’inquiétude des autorités tient à la souche identifiée, le virus Andes, rare hantavirus connu pour sa capacité de transmission entre humains. Selon les experts de l’OMS, cette caractéristique impose des protocoles sanitaires stricts, même si sa contagiosité reste bien inférieure à celle de la Covid-19.
Les premières analyses suggèrent que la contamination initiale aurait eu lieu avant l’embarquement, un passager étant probablement déjà en phase d’incubation lors du départ. Des transmissions secondaires auraient ensuite pu se produire dans l’environnement clos du navire.
Les évacuations déjà réalisées illustrent l’ampleur du dispositif : des patients ont été transportés vers les Pays-Bas, l’Allemagne ou encore la Suisse dans des avions médicalisés équipés pour les maladies hautement infectieuses. Les équipes médicales appliquent des protocoles renforcés, incluant isolement strict et équipements de protection complets.
En parallèle, tous les passagers restent sous surveillance, certains pays ayant déjà déclenché des mesures de quarantaine préventive. Malgré la situation, l’OMS estime que le risque d’une propagation généralisée reste faible, à condition que les mesures de contrôle soient strictement appliquées.
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